Historique

  • La gestion et la direction d’une entreprise posent des problèmes particuliers sur le continent africain et relèvent d’une formation appropriée.  Héritage d’un passé colonial, le secteur privé comme le secteur public, est une copie des institutions du pays colonisateurs, donc des institutions américaines, belges, britanniques, ou françaises dans la plupart des pays africains.
  • D’une manière générale, on a assisté depuis l’indépendance à une « montée en grade » des bons commis et des bons agents de maîtrise.  Certains sont arrivés à la limite absolue de leurs potentialités, d’autres avaient monté moyennant préparation, formation et organisation.
  • Une politique rationnelle d’africanisation implique une  estimation préalable des possibilités.  Elle devra préciser comment permettre à chacun, soit de mieux exercer ses fonctions, soit d’en exercer de plus qualifiées.  Ces africains expérimentés, restés au service de l’entreprise, étaient en général des éléments de confiance, sérieux et  travailleurs, réalistes et équilibrés.
  • Ils ont manqué une formation générale.  Cela handicape leur comportement social,  leur aptitude au commandement et à la prise de responsabilités.
  • Lors de la fondation du centre en 1956, avec les pionniers de l’heure, un jeune prêtre, issue d’une bonne famille, doué d’une mémoire sur laquelle, la cigarette n’a pas de prise : le Révérend Père Vincent CHARLES, s.j. Aumônier – Conseil de 1956 à 1993, avait publié le premier numéro d’un organe qui devait provisoirement être le lien entre ses membres et qui s’appelait pour cette raison « LIAISON ».
  • Il y était allé d’un article, avec un titre qui témoignait bien de son état d’âme à cette époque : « Réussirons – nous? » 60 ans depuis cette date, le CADICEC vit toujours et donc c’est que la réponse à cette question est affirmative.
  • A propos de cette revue, une modification est à noter : « Liaison » quitte la scène en mai 1959 pour céder place à la « Revue CADICEC » mieux adaptée aux besoins et à l’auditoire devenus plus vaste.

NAISSANCE ET EVOLUTION DU CADICEC 

  • L’état d’abandon dans lequel vivaient les cadres dirigeants d’entreprises  du Congo a poussé Monsieur Antoine BEKAERT, Président de la Fédération des Patrons Catholiques (FEPAC) à suggérer, lors de son voyage au Congo, la création d’une organisation de prise de conscience de responsabilité chrétienne dans les milieux responsables d’entreprises congolaises
  • En 1954, chargé » par le Révérend Père PLAQUET, Provincial du département méridional Belge, le Révérend – Père Vincent CHARLES, s.j. se mit à préparer le terrain.  En effet, après deux réunions d’information à Kinshasa, le Père Vincent CHARLES ainsi qu’une quinzaine d’industriels de la capitale congolaise décidèrent de créer une commission chargée d’élaborer un programme de travail.
  • Le 10 mai 1956, une assemblée générale composée de vingt membres approuve le programme et met sur pied un comité provisoire.  Le mois de juin est considéré comme date de fondation du mouvement chrétien des dirigeants d’entreprise né sous la dénomination des « Cadres et Dirigeants Catholiques des Entreprises Congolaises »  en abrégé « CADICEC ».
  • En mai 1957, la première réunion officielle du CADICEC à laquelle avaient pris part 25 membres se tint à Kimwenza.  Les réunions suivantes se voudront mensuelles.  A l’issue de cette première réunion mensuelle, « LIAISON », revue de contact entre membres du CADICEC, fut distribuée aux participants.  Mais, cette revue ne sera véritablement lancée qu’en juin 1958.  Avec une parution de six à huit numéros par an.  Outre le lancement de la revue, l’année 1958 marque la fondation de plusieurs régionales de CADICEC notamment à BUKAVU, à MATADI, à LUKALA et à MOERBEKE (actuellement KWILU NGONGO).
  • La première doit sa naissance à l’initiative de Monsieur DE STAERCKE en collaboration avec l’Abbé WOUNTERS, (l’Aumônier).  Les derniers noyaux font partie de l’œuvre du Père Vincent CHARLES.

LE SECRETARIAT  GENERAL

  • La décision de la création du Secrétariat général de CADICEC émane du colloque du 28 août 1959.  Ce colloque s’est tenu sur l’initiative de Monsieur Yves SEGHIN, Adjoint au Secrétariat national de la FEPAC et responsable des problèmes du Congo.  Au cours de ce colloque auquel assistaient les membres du comité CADICEC, il était décidé outre la création du secrétariat général, son inauguration fut au mois d’octobre 1959 et son premier titulaire fut Monsieur Jean RYCKBOST, Professeur à l’Institut Social Catholique et le siège est fixé au 32 b, avenue Tombeur de Tabora , ensuite devenu Tombalbaye (actuellement Tabu ley).